L’établissement des prix des médicaments contre l’hépatite C au Canada : Notre déclaration de principe sur

Publié le 25 janvier 2016 par - Uncategorized

Énoncé de position

L’établissement des prix des médicaments contre l’hépatite C au Canada

 Action hépatites Canada (AHC) exhorte le Gouvernement du Canada à revoir et à mettre à jour les cadres législatifs et règlementaires pertinents à l’établissement des prix des médicaments au pays.

AHC demande également une réévaluation des prix qui ont été établis pour les médicaments guérissant l’hépatite C (VHC) et ayant été mis sur le marché à partir de 2014.

 

L’annonce de traitements très efficaces pour guérir les personnes vivant avec le VHC, en 2014 – vingt-cinq ans après la découverte de ce virus – a suscité de grands espoirs. Ces nouvelles thérapies soulèvent la possibilité d’éliminer le VHC de notre population, de prévenir des souffrances inutiles liées à la maladie du foie avancée et au cancer du foie, et de sauver des vies.

Depuis, plusieurs autres médicaments sont arrivés sur le marché, avec des taux de guérison tout aussi prometteurs d’approximativement 95 %[i]. Ces nouveaux médicaments doivent être pris chaque jour pendant 8 à 12 semaines et ont peu d’effets secondaires. Au Canada, leur prix a été fixé en moyenne à 700 $ par comprimé,[ii] ce qui les rend inabordables pour la plupart des gens et fait en sorte que plusieurs de nos instances gouvernementales limitent la couverture du traitement aux personnes atteintes de maladie du foie avancée découlant du VHC.[iii],[iv],[v]

L’hépatite C au Canada

Le VHC est un virus potentiellement mortel qui s’attaque au foie et peut causer la fibrose du foie, une cicatrisation du foie (cirrhose), le cancer du foie et le décès dû à l’insuffisance hépatique. En date de 2011, approximativement 250 000 Canadiens vivaient avec le VHC; et des milliers de nouvelles infections se produisent chaque année.[vi]

Il n’existe pas de vaccin contre le VHC, mais l’infection est guérissable. Idéalement, le traitement doit être amorcé aux stades initiaux de la maladie, avant que progressent les dommages au foie et les autres symptômes du VHC. Un traitement précoce est recommandé autant que possible, car il contribue à une qualité de vie améliorée et à des coûts de soins de santé réduits.[vii],[viii] (Voir Action Hépatites Canada : « Accès au traitement de l’hépatite C »)

L’établissement des prix des médicaments brevetés au Canada

Le système de réglementation des prix des médicaments en vigueur au Canada les établit constamment parmi les plus élevés au monde.[ix],[x] Dans le cas des nouveaux médicaments contre le VHC, les prix établis sont si élevés que les gouvernements et les assureurs privés n’ont pas les moyens de traiter toutes les personnes qui pourraient en bénéficier.[xi],[xii],[xiii]

La détermination des prix des médicaments est réglementée, au Canada, par le Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés (CEPMB). Le CEPMB établit la valeur d’un médicament en examinant son degré d’efficacité, l’ampleur de ses effets secondaires ainsi que ses bienfaits sur le plan des économies pour le système de santé. Puisque les nouveaux traitements contre le VHC conduisent en grande partie à guérir les personnes de cette infection et qu’ils entraînent peu d’effets secondaires, et en raison du coût des soins pour l’hépatite C en phase avancée, la valeur de ces nouveaux médicaments est élevée.[xiv] Par conséquent, leurs prix ont également été établis à des niveaux élevés.

Cette formule de détermination des prix est utilisée pour de nouveaux médicaments révolutionnaires, développés pour traiter des maladies touchant un nombre de patients relativement petit[xv], [xvi]. Dans ces cas, le traitement aurait une grande valeur et serait abordable pour les gouvernements en raison du faible nombre de patients ayant besoin d’un traitement au moyen de ces thérapies à prix élevé. Cependant, cette formule ne fonctionne pas lorsqu’il s’agit de maladies qui sont aussi répandues que l’hépatite C – qui affecte approximativement 1 % de la population canadienne (soit plus de 250 000 personnes).[xvii] Dans le cas de maladies prévalentes, il faut une nouvelle formule de détermination des prix.

Prix gonflé – Rationnement des traitements

En raison des prix élevés, plusieurs provinces et territoires du Canada ont placé des restrictions à l’accès aux traitements contre le VHC,[xviii] limitant l’admissibilité aux personnes chez lesquelles l’infection a progressé jusqu’à une fibrose et des dommages au foie qui sont considérables.

Ces critères restrictifs ne sont pas appuyés par les preuves cliniques, ni par les recommandations formulées par les instances expertes du domaine de l’hépatologie. De fait, les instances – incluant l’Association canadienne pour l’étude du foie,[xix] l’Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé, [xx] l’American Association for the Study of Liver Diseases[xxi] et l’European Association for the Study of the Liver[xxii] – ont toutes recommandé que l’on considère de traiter les patients sans égard au stade de la fibrose.

L’éthique et les marges de profit

Les fabricants des nouveaux traitements contre le VHC touchent des profits qui sont fortement disproportionnés par rapport à leurs investissements ou à toute attente raisonnable de gains commerciaux.[xxiii],[xxiv],[xxv],[xxvi] Ces sociétés pharmaceutiques bénéficient de la désuétude du système canadien de réglementation, qui doit subir un réexamen critique et une révision.

Les processus législatifs et réglementaires canadiens devraient être reconçus afin de mieux assurer la détermination de prix abordables et l’accessibilité large des médicaments, tout en préservant une marge de profit éthique pour les sociétés pharmaceutiques.

Si les prix étaient déterminés en conservant à l’esprit des marges de profit éthiques, des restrictions à l’admissibilité ne seraient pas nécessaires : toutes les personnes diagnostiquées d’infection à VHC pourraient être traitées sans égard à leur pointage sur l’échelle de la fibrose et les profits des sociétés commerciales pourraient être maintenus dans des limites raisonnables.[xxvii],[xxviii]

Regard vers l’avenir – Un changement systémique est requis

Il est essentiel que les lois et règlements fédéraux soient révisés et mis à jour afin de réduire le coût des médicaments essentiels, tout en continuant d’assurer l’innovation et les profits des sociétés pharmaceutiques.

AHC exhorte le gouvernement fédéral à prendre position sur les enjeux liés au prix des produits pharmaceutiques, en établissant un processus réglementaire mieux équilibré entre l’incitation au développement et aux investissements et le respect du principe de l’accès équitable dans le système canadien des soins de santé.

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[i] RP Myers, H Shah, KW Burak, C Cooper, JJ Feld. An update on the management of chronic hepatitis C: 2015 consensus guidelines from the Canadian Association for the Study of the Liver. Journal canadien de gastroentérologie et hépatologie 2015, sous presse.

[ii] Conseil canadien de surveillance et d’accès aux traitements. Carte de traitements. http://ctac.ca/french/resources/treatment-access-map

[iii] ACMTS, Examen thérapeutique. Médicaments pour l’infection chronique d’hépatite C. Version 1.0; novembre 2015.

[iv] Programme commun d’évaluation des médicaments. Recommandation finale du CCEM. Lédipasvir/Sofosbuvir (Harvoni – Gilead Sciences Canada, INC.). Consulté le 10 déc. 2015 à https://www.cadth.ca/sites/default/files/cdr/complete/cdr_complete_SR0395_Harvoni_Mar_20-15-f.pdf

[v] Programme commun d’évaluation des médicaments. Recommandation finale du CCEM. Ombitasvir/Paritaprévir/Ritonavir et Dasabuvir (Holkira Pak – AbbVie Corporation). Consulté le 10 déc. 2015 à https://www.cadth.ca/sites/default/files/cdr/complete/SR0406-Holkira-Pak-July-22-15-f.pdf

[vi] Trubnikov M, Yan P, Archibald C. Estimation de la prévalence de l’infection par le virus de l’hépatite C au Canada, 2011. Relevé des maladies transmissibles au Canada : volume 40-19; 18 décembre 2014. Accessible à : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/14vol40/dr-rm40-19/surveillance-b-fra.php

[vii] Max Trubnikov, Ping Yan, Jane Njihia, Chris Archibald. Identifying and describing a cohort effect in the national database of reported cases of hepatitis C virus infection in Canada (1991-2010): an age-period-cohort analysis. CMAJ OPEN, 2(4).

[viii] Younossi ZM, Stepanova M, Henry L, et al. Effects of sofosbuvir-based treatment, with and without interferon, on outcome and productivity of patients with chronic hepatitis C. Clin Gastroenterol Hepatol. 2013.

[ix] Springer International Publishing Switzerland 2015 25 Z.-U.-D. Babar (ed.), Pharmaceutical Prices in the 21st Century; Chapter 2: Drug Pricing in Canada DOI 10.1007/978-3-319-12169-7_2.

[x] Marc-André Gagnon. Vers une politique rationnelle d’assurance-médicaments au Canada. Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers.

[xi]Jagpreet Chhatwal. Direct-Acting Antivirals for Hepatitis C Treatment: Effectiveness vs Cost-Effectiveness. Future Virology. 10.8 (Aug 2015): p929.

[xii]S. Trooskin, H Reynolds, J. Kostman. Access to Costly New Hepatitis C Drugs: Medicine, Money, and Advocacy. Clinical Infectious Diseases; 2015;61(12):1825-30.

[xiii] ACMTS, Examen thérapeutique. Médicaments pour l’infection chronique d’hépatite C. Version 1.0; novembre 2015.

[xiv] Costly Cures. The Economist. Juin 2014.

[xv] Marc-André Gagnon. New Drug Pricing: Does it Make any Sense? Traduit de Rev Prescrire. Juin 2015; 35 (380): 457-461.

[xvi] Troyen Brennan, William Shrank. New Expensive Treatments for Hepatitis Infection. Journal of the American Medical Association. Août 2014; vol. 312., no 6.

[xvii]Troyen Brennan, William Shrank. New Expensive Treatments for Hepatitis Infection. Journal of the American Medical Association. Août 2014; vol. 312., no 6.

[xviii] Conseil canadien de surveillance et d’accès aux traitements. Carte de traitements. http://ctac.ca/french/resources/treatment-access-map

[xix] P Myers, H Shah, KW Burak, C Cooper, JJ Feld. An update on the management of chronic hepatitis C: 2015 consensus guidelines from the Canadian Association for the Study of the Liver. Journal canadien de gastroentérologie et hépatologie 2015, sous presse.

[xx] ACMTS, Examen thérapeutique. Médicaments pour l’infection chronique d’hépatite C. Version 1.0; novembre 2015.

[xxi] American Association for the Study of Liver Diseases. Recommendations for Testing, Managing, and Treating Hepatitis C. Consulté le 1er  octobre 2015 à http://www.hcvguidelines.org/

[xxiii] Troyen Brennan, William Shrank. New Expensive Treatments for Hepatitis Infection. Journal of the American Medical Association. Août 2014; vol. 312, no 6.

[xxiv] S. Trooskin, H Reynolds, J. Kostman. Access to Costly New Hepatitis C Drugs: Medicine, Money, and Advocacy. Clinical Infectious Diseases; 2015;61(12):1825-30

[xxv] Wyden-Grassley Investigation finds Revenue-Driven Pricing Strategy Behind Gilead Hepatitis Drug. Consulté en décembre 2015 à http://www.finance.senate.gov/newsroom/ranking/release/?id=3f693c73-0fc2-4a4c-ba92-562723ba5255

[xxvi] Kevin B Laupland MD MSc FRCPC, Louis Valiquette MD MSc FRCPC. The dollars and sense of chronic hepatitis C infection management. Journal canadien des maladies infectieuses et de la microbiologie médicale. Vol 26 no 3 mai/juin 2015.

[xxvii] Jagpreet Chhatwal. Direct-Acting Antivirals for Hepatitis C Treatment: Effectiveness vs Cost-Effectiveness. Future Virology. 10.8 (Août 2015) : p929.

[xxviii] US Senate Committee on Veterans Affairs. Senate panel probes exorbitant prices for hepatitis C drugs. Washington, DC, 2014. Accessible à http://www.veterans.senate.gov/hearings/hepatitis-c-in-veterans. Consulté en décembre 2015.

 

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DÉPISTAGE PAR COHORTE D’ÂGE POUR L’HÉPATITE C : Notre déclaration de principe sur

Publié le 22 décembre 2015 par - Uncategorized

 Déclaration de principe sur

DÉPISTAGE PAR COHORTE D’ÂGE POUR L’HÉPATITE C

Action hépatites Canada (AHC) demande que tous les adultes nés entre 1945 et 1975 se voient offrir un dépistage sanguin pour le virus de l’hépatite C (VHC).

Les lignes directrices canadiennes actuelles recommandent le dépistage du VHC pour les personnes ayant des facteurs de risque connus pour cette infection, c’est-à-dire : les détenus; les personnes qui sont nées ou ont voyagé ou résidé dans une région à forte prévalence du VHC; les personnes qui ont reçu des soins de santé dans des lieux où les précautions médicales universelles sont inadéquates; et les personnes qui ont reçu des transfusions ou produits sanguins au Canada avant 1992.[1] Cette approche au dépistage qui est fondée sur le risque ne conduit qu’à des progrès limités puisqu’elle mise fortement sur la mémoire et sur le dévoilement d’anciennes expositions potentielles au VHC. Il est estimé que cette politique laisse non diagnostiqués près de la moitié des cas chroniques de VHC au Canada.[2]

AHC est d’avis que les recommandations actuelles de dépistage fondé sur le risque doivent être complétées par une recommandation de dépistage unique pour les personnes nées entre 1945 et 1975.

Cette recommandation a été formulée par la Fondation canadienne du foie. Un dépistage unique et volontaire des individus de cette cohorte d’âge, pour le VHC, est également recommandé par les Centers for Disease Control and Prevention et par la Preventative Services Task Force, aux États-Unis.

 

Contexte et données probantes

L’hépatite C est une maladie menaçant la vie, qui est causée par un virus qui s’attaque au foie et qui peut y causer une fibrose ou cicatrisation, qui peut conduire à la cirrhose et au bout du compte au cancer du foie ou au décès dû à l’insuffisance hépatique. En date de 2011, au moins 250 000 Canadien-nes vivaient avec le VHC; chaque année, des milliers de nouveaux cas s’ajoutent à ce nombre.[3]

Ces récentes années, on a observé au Canada une augmentation du taux de personnes dont les soins pour le VHC s’amorcent en stade avancé de l’infection.[4] Plusieurs de ces personnes ont vécu avec le virus pendant quelques décennies et ont maintenant besoin de soins de santé plus intensifs, en raison de symptômes de maladie avancée du foie, y compris l’insuffisance hépatique et le cancer du foie.[5]

Plus de 75 % des cas chroniques d’infection à VHC au Canada touchent des personnes nées entre 1945 et 1975;[6] de plus, il est estimé qu’au moins 100 000 personnes vivant avec l’infection chronique à VHC ne sont pas au courant de leur infection.[7]

 

Accès précoce au diagnostic et aux soins

De récents progrès médicaux permettent aujourd’hui de guérir l’hépatite C dans presque tous les cas en aussi peu que de 8 à 12 semaines.[8] Les nouveaux traitements rendent enfin possible d’envisager l’éradication de l’hépatite C, au Canada. Afin de mettre pleinement à profit ce potentiel au Canada, il est nécessaire d’améliorer considérablement les taux de dépistage et de diagnostic.

Lorsque l’hépatite C est diagnostiquée et traitée à un stade tardif, le traitement est moins efficace.[9] Le diagnostic tardif contribue également à des coûts accrus en soins de santé, en raison des traitements onéreux pour l’insuffisance hépatique et le cancer du foie, comme la greffe du foie.[10] Sans une amélioration du taux de dépistage parmi les personnes nées entre 1945 et 1975, le fardeau d’infection et les coûts pour nos systèmes sociaux et de santé continueront de croître, à mesure que des milliers d’individus ayant l’infection chronique développeront des maladies graves menaçant leur capacité d’emploi et requérant du soutien intensif des systèmes de soins de santé et d’assistance sociale.[11], [12], [13], [14]

Le dépistage ciblé de ce groupe d’âge faciliterait l’identification des cas chroniques d’infection à VHC avant l’apparition de symptômes sévères. Ceci permettrait aux individus d’être informés au sujet du virus et de sa progression, des moyens de favoriser leur propre santé, de même que des options qui s’offrent à eux en ce qui concerne les traitements, les soins et le soutien.

Il est crucial que les individus connaissent leur état sérologique pour le VHC, comme première étape de la prévention de l’infection d’autres personnes et de la promotion de leur propre santé, ainsi que pour arriver un jour à éradiquer l’hépatite C du Canada.

 

[1] Agence de la santé publique du Canada. Soins primaires de l’hépatite C chronique. Guide de référence professionnel 2009. Consulté le 7 novembre 2015 à www.phac-aspc.gc.ca.

[2] Trubnikov M, Yan P, Archibald C. Estimation de la prévalence de l’infection par le virus de l’hépatite C au Canada, 2011. Relevé des maladies transmissibles au Canada: Volume 40-19, 18 déc. 2014. En ligne à : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/14vol40/dr-rm40-19/surveillance-b-fra.php.

[3] Trubnikov M, Yan P, Archibald C. Estimation de la prévalence de l’infection par le virus de l’hépatite C au Canada, 2011.

[4] Payne E, Totten S, Archibald C. Surveillance de l’hépatite C au Canada. Relevé des maladies transmissibles au Canada: Volume 40-19, 18 déc. 2014. En ligne à : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/14vol40/dr-rm40-19/surveillance-a-fra.php.

[5] American Association for the Study of Liver Disease. Baby Boomers Should get Tested for HCV. Consulté le 7 novembre 2015 à www.aasld.org.

[6] Remis RS. Modélisation de l’incidence et de la prévalence de l’hépatite C et de ses séquelles au Canada, 2007. Ottawa (ON): Agence de la santé publique du Canada; 2007.

[7] RTrubnikov M, Yan P, Archibald C. Estimation de la prévalence de l’infection par le virus de l’hépatite C au Canada, 2011.

[8] RP Myers, H Shah, KW Burak, C Cooper, JJ Feld. An update on the management of chronic hepatitis C: 2015 consensus guidelines from the Canadian Association for the Study of the Liver. Journal canadien de gastroentérologie et d’hépatologie 2015 (sous presse).

[9] American Association for the Study of Liver Disease. Baby Boomers Should get Tested for HCV. Consulté le 7 novembre 2015 à www.aasld.org.

[10] Max Trubnikov, Ping Yan, Jane Njihia, Chris Archibald. Identifying and describing a cohort effect in the national database of reported cases of hepatitis C virus infection in Canada (1991-2010): an age-period-cohort analysis. CMAJ OPEN, 2(4).

[11] Max Trubnikov, Ping Yan, Jane Njihia, Chris Archibald. Identifying and describing a cohort effect in the national database of reported cases of hepatitis C virus infection in Canada (1991-2010): an age-period-cohort analysis.

[12] William W.L. Wong PhD, Hong-Anh Tu PhD, Jordan J. Feld MD MPH, Tom Wong MD MPH, Murray Krahn MD MSc. Cost-effectiveness of screening for hepatitis C in Canada. Canadian Medical Association Journal, en ligne à www.cmaj.ca.

[13] American Association for the Study of Liver Diseases. Recommendations for Testing, Managing, and Treating Hepatitis C. Consulté le 1er octobre 2015 à http://www.hcvguidelines.org.

[14] Adriaan J van der Meer, MD; Bart J. Veldt, MD, PhD; Jordan J Feld, MD, PhD; et al. Association Between Sustained Virological Response and All-Cause Mortality Among Patients with Chronic Hepatitis C and Advanced Hepatic Fibrosis. JAMA. 2012; 308(24):2584-2593. Doi:10.1001/jama.2012.144878

 

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L’ACCÈS AU TRAITEMENT DE L’HÉPATITE C : Notre déclaration de principe sur

Publié le 13 octobre 2015 par - Uncategorized

Déclaration de principe sur

l’accès au traitement de l’hépatite c

Action hépatites Canada (AHC) considère que les médicaments antiviraux à action directe (AAD) devraient être accessibles à tous les Canadiens vivant avec l’hépatite C chronique, sans égard au stade de progression de leur maladie.

Les restrictions du remboursement par les régimes publics fondées sur le degré de fibrose ou la présence de celle-ci devraient être abolies. Les politiques de remboursement devraient être fondées sur les données cliniques probantes et assurer l’accès précoce au traitement pour toutes les personnes vivant avec le VHC.

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Contexte

Le VHC est un virus qui constitue une menace à la vie; il s’attaque au foie; il peut causer une fibrose du foie, une scarification (cirrhose) du foie, un cancer du foie et le décès en raison d’insuffisance hépatique. En 2011, approximativement 250 000 Canadien-nes vivaient avec le VHC; le nombre d’infections au Canada augmente par milliers, chaque année.[i]

Traitement

Avant 2014, le traitement standard contre le VHC était un régime d’injections hebdomadaires d’interféron pégylé combiné à des comprimés de ribavirine à raison de deux par jour, pendant 24 à 48 semaines. Cette thérapie était associée à une toxicité considérable ainsi qu’à des effets secondaires importants et le taux de guérison (ou réponse virologique soutenue) était faible, soit entre 40 % et 50 %.[ii]

Il existe à présent de nouveaux traitements. Ces nouveaux médicaments antiviraux à action directe (AAD) sont fortement tolérables, le traitement est moins long (aussi peu qu’entre 8 et 12 semaines) et le taux de guérison dépasse les 90 %.[iii]

Admissibilité restreinte

Plusieurs gouvernements de provinces canadiennes posent de strictes restrictions à l’accès aux traitements AAD, limitant l’admissibilité pour le remboursement des coûts de traitement aux personnes dont l’infection a progressé à un stade où elle cause une fibrose et des dommages considérables au foie.

Ces critères restrictifs ne sont pas basés sur la meilleure pratique ni sur les données médicales probantes et elles vont à l’encontre des recommandations formulées par les instances expertes en hépatologie, y compris l’Association canadienne pour l’étude du foie et l’American Association for the Study of Liver Diseases.

L’exigence que l’infection virale ait progressé jusqu’à un stade avancé de maladie du foie, avant le traitement, empêche l’accès précoce à un remède et contribue à augmenter le risque de complications médicales futures dues au VHC.[iv]

Bienfaits du traitement dès le moment du diagnostic

Une manne de données probantes démontre les bienfaits de traiter le VHC dès que possible, avant le développement d’une maladie sévère au foie ou d’autres complications évitables.

Le traitement précoce conduit à :

  • une meilleure probabilité de guérison réussie, par l’atteinte d’une réponse virologique soutenue (RVS);[v]
  • la prévention du développement de maladie du foie et une diminution de l’inflammation au foie;[vi]
  • une diminution des complications au foie, y compris de la maladie du foie en phase terminale et du cancer du foie; [vii]
  • une diminution de la mortalité associée au foie, de même que du besoin de greffe du foie;[viii]
  • une diminution de la mortalité liée à toutes les causes;[ix]
  • une probabilité réduite de transmission du VHC à d’autres personnes;[x],[xi]
  • une diminution du besoin de soins de suivi;[xii]
  • des améliorations considérables à la qualité de santé physique, émotionnelle et sociale.[xiii]

Sans un traitement précoce, l’incidence de ces complications[xiv] et la prévalence de l’hépatite C chronique connaîtront une augmentation considérable au cours des prochaines années.[xv]

Éliminer l’hépatite C du Canada

On peut guérir le VHC. L’intervention et le traitement de façon précoce sont très rentables et cruciaux pour réduire les taux de morbidité et de mortalité.[xvi],[xvii]

Par des actions appropriées en matière de dépistage, de diagnostic et de traitement, nous avons à présent l’occasion et la capacité d’éliminer l’hépatite C du Canada. AHC exhorte les gouvernements de toutes les provinces et de tous les territoires du Canada à saisir cette occasion.

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[i] RTrubnikov M, Yan P, Archibald C. Estimation de la prévalence de l’infection par le virus de l’hépatite C au Canada, 2011. Relevé des maladies transmissibles au Canada: Volume 40-19, 18 décembre 2014. Accessible à : http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/14vol40/dr-rm40-19/surveillance-b-fra.php

[ii] RP Myers, H Shah, KW Burak, C Cooper, JJ Feld. An update on the management of chronic hepatitis C: 2015 consensus guidelines from the Canadian Association for the Study of the Liver. Journal canadien de gastroentérologie et hépatologie 2015 (sous presse)

[iii] Kevin B Laupland MD MSc FRCPC, Louis Valiquette MD MSc FRCPC. The dollars and sense of chronic hepatitis C infection management. Journal canadien des maladies infectieuses et de la microbiologie médicale. Vol 26 No 3 mai/juin 2015

[iv] Mikel Theobald. Dangers of Delaying Hepatitis C Treatment. Consulté le 15 septembre 2015 à http://www.everydayhealth.com/news/dangers-delaying-hepatitis-c-treatment/

[v] American Association for the Study of Liver Diseases. Recommendations for Testing, Managing, and Treating Hepatitis C. Consulté le 1 octobre 2015 à http://www.hcvguidelines.org/

[vi] RP Myers, H Shah, et al. An update on the management of chronic hepatitis C

[vii] American Association for the Study of Liver Diseases. Recommendations for Testing, Managing, and Treating Hepatitis C. Consulté le 1 octobre 2015 à http://www.hcvguidelines.org/

[viii] Adriaan J van der Meer, MD; Bart J. Veldt, MD, PhD; Jordan J Feld, MD, PhD; et al. Association Between Sustained Virological Response and All-Cause Mortality Among Patients With Chronic Hepatitis C and Advanced Hepatic Fibrosis. JAMA. 2012; 308(24):2584-2593. Doi:10.1001/jama.2012.144878

[ix] American Association for the Study of Liver Diseases. Recommendations for Testing, Managing, and Treating Hepatitis C.

[x] RP Myers, H Shah, et al. An update on the management of chronic hepatitis C

[xi] C Zahnd, LP Salazar-Vizcaya, J-F Dufour, et al. (Swiss HIV and Hepatitis C Cohort Studies Team). Impact of Deferring HCV Treatment on Liver-Related events in HIV+ patients. 2015 Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections. Seattle, 23-24, février 2015.

[xii] American Association for the Study of Liver Diseases. Recommendations for Testing, Managing, and Treating Hepatitis C.

[xiii] Younossi ZM, Stepanova M, Henry L, et al. Effects of sofosbuvir-based treatment, with and without interferon, on outcome and productivity of patients with chronic hepatitis C. Clin Gastroenterol Hepatol. 2013.

[xiv] C Zahnd, LP Salazar-Vizcaya, J-F Dufour, et al. (Swiss HIV and Hepatitis C Cohort Studies Team). Impact of Deferring HCV Treatment on Liver-Related events in HIV+ patients. 2015 Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections. Seattle, 23-24 février 2015.

[xv] RP Myers, MD MSc; Mel Krajden, MD; Marc Bilodeau, MD; et al. Burden of disease and cost of chronic hepatitis C virus infection in Canada. Journal canadien de gastroentérologie et hépatologie 2014 mai; 28(5): 243-250.

[xvi] Leidner AJ, Chesson HW, Xu F, Ward JW, Spradling PR, Holmberg SD. Cost-effectiveness of hepatitis C treatment for patients in early stages of liver disease. Hepatology. 2015;61:1860-9. [PMID: 25677072]

[xvii] David Rein, John Wittenborn, Bryce Smith, Danielle Liffman, John Ward. The Cost-effectiveness, Health Benefits, and Financial Cost of New Antiviral Treatments for Hepatitis C Virus. Clinical Infectious Diseases. 2015;61(2):157-68.

 

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AHC exhorte la ministre Ambrose à appuyer le Plan d’action de l’OMS/OPS pour la prévention et la lutte contre l’hépatite virale

Publié le 23 septembre 2015 par - Uncategorized

Cette lettre a été envoyée aujourd’hui à Mme Rona Ambrose, ministre fédérale de la Santé, afin de l’exhorter à appuyer au nom du Gouvernement du Canada le Plan d’action de l’Organisation mondiale de la Santé/Organisation panaméricaine de la Santé pour la prévention et la lutte contre l’hépatite virale, qui sera présenté lors de la 67e Session du Comité régional de l’OMS pour les Amériques (à Washington D.C., États-Unis, du 28 septembre au 2 octobre).

L’appui à ce Plan d’action serait, pour le Canada, une étape marquante vers une stratégie axée sur l’objectif de l’élimination de l’hépatite C; toutefois, à l’heure actuelle, cet appui semble peu probable. N’hésitez pas à utiliser cette lettre comme modèle pour y exhorter la ministre au nom de votre organisme et renforcer cet appel à l’action!

Trousse électorale de 2015 concernant le plaidoyer sur l’hépatite C

Publié le 23 septembre 2015 par - Uncategorized

ELECTION FR

 

AHC milite toute l’année pour une réponse améliorée à l’hépatite virale, au palier national – mais à l’approche de l’élection fédérale, nous désirons offrir à nos membres et autres alliés des outils pour militer également au palier local.

 

1 FR

Nous disposons à présent d’un remède contre l’hépatite C, une maladie qui affecte 250 000 

Canadien-nes et cause 1 000 décès par année, et notre système public de soins de santé peut offrir ce remède aux personnes qui en ont besoin.

Il est temps de travailler à l’élimination de l’hépatite C au Canada.

2 FR

Nous disposons à présent d’un remède contre l’hépatite C, une maladie qui affecte 250 000
Canadien-nes et cause 1 000 décès par année. Notre pays a besoin d’un leadership fédéral pour aider les provinces à livrer ce remède aux Canadien-nes. Une stratégie nationale adéquatement financée est une façon d’apporter ce leadership fédéral. Comment votre gouvernement travaillerait-il à l’élimination de l’hépatite C au Canada?

Ne serait-il pas formidable que les candidats à l’élection, à travers le pays, entendent cette question à répétition? Écrivez-la ou mémorisez-la, et soyez prêts à la poser à vos candidats locaux lorsque vous aurez l’occasion de discuter avec eux. Vous pouvez également la partager!

3 FR

Utilisez et partagez ces images dans toutes vos plateformes de médias sociaux :

Election message BETTER FR    Election message FR

 

 

CTAC FR    Patricia Bacon FR

 

Quelques suggestions de messages Twitter :

Notre organisme demande un leadership fédéral pour éliminer l’hépatite C. #HepC #EliminateHep #Elxn42

Il existe un remède contre l’#hépatite C! Élisons un gouvernement qui agira. #Elxn42

Avec une stratégie coordonnée et collaborative, nous pouvons éliminer l’hépatite C du Canada. #EliminateHep #Elxn42

Des réponses efficaces, en matière de santé, c’est un enjeu électoral. #ACureForAll #Elxn42

Tous les individus, peu importe leurs moyens économiques, devraient avoir accès à des médicaments salvateurs. #EliminateHep #Elnx42

 

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Ce modèle vous aidera à lancer une campagne de lettres ciblant les candidats de votre choix. N’hésitez pas à le modifier et/ou à y insérer l’en-tête de votre organisme.

Pour connaître les candidats dans votre circonscription : www.Elections.ca

 

 

 

1er Sommet mondial sur l’hépatite à Glasgow, Écosse

Publié le 23 septembre 2015 par - Uncategorized

Du 2 au 4 septembre 2015


Des représentants de 90 pays se sont réunis à Glasgow, Écosse, au début du mois de septembre, à l’occasion du tout premier Sommet mondial sur l’hépatite organisé par l’Alliance mondiale contre les hépatites.

Action Hépatites Canada y était représenté officiellement par Daryl Luster, membre du Comité exécutif, et officieusement par d’autres membres du Comité exécutif : Patricia Bacon (présidente d’AHC), Cheryl Reitz (vice-présidente d’AHC), Melisa Dickie et Jeff Potts. Laurence Mersilian, membre du Comité directeur, et d’autres représentants d’organismes membres d’AHC étaient également présents.

Le sommet a offert de nombreuses présentations en plénière et des séances en petits groupes (y compris une simulation de rédaction de stratégie nationale) ainsi que des outils que les délégués ont pu rapporter dans leurs pays pour promouvoir l’élimination de l’hépatite virale.

Autoportrait lors du Sommet mondial sur l’hépatite – Patricia, Daryl, Laurence et Melisa

Autoportrait lors du Sommet mondial sur l’hépatite – Patricia, Daryl, Laurence et Melisa

 

Patricia and Daryl with WHD Poster

 

Dîner-conférence des délégués canadiens

AHC a organisé un dîner-conférence pour tous les délégués canadiens présents au Sommet. Ce fut l’occasion de partager des informations sur AHC et de discuter des domaines prioritaires pour le Canada, selon diverses perspectives. Beaucoup de bonnes idées et de suggestions ont été offertes. Merci à tous ceux et celles qui y ont participé!

Photo de délégués canadiens au dîner-conférence d’AHC

Photo de délégués canadiens au dîner-conférence d’AHC

La Déclaration de Glasgow sur l’hépatite

Les participants au Sommet ont appuyé la nouvelle Déclaration de Glasgow :

Considérant que 400 millions de personnes vivent avec l’infection à l’hépatite B ou C et qu’aucun pays/région n’est épargné,

Considérant le manque de sensibilisation mondiale, et que la plupart des personnes atteintes d’hépatite ne sont pas diagnostiquées,

Considérant que 1,4 million de personnes décèdent chaque année de complications de l’hépatite virale, alors que la plupart de ces décès sont évitables,

Considérant l’existence de mesures efficaces pour prévenir les nouvelles infections à l’hépatite B et C et de traitements efficaces pouvant supprimer la réplication du virus de l’hépatite B et guérir l’infection à l’hépatite C,

Considérant que l’accès universel à la prévention, au diagnostic, aux soins et aux traitements est un droit humain, et que promouvoir l’accessibilité et l’abordabilité de ces services est la responsabilité de tous les dépositaires d’enjeux,

Les participants au Sommet mondial inaugural sur l’hépatite considèrent qu’il est possible et essentiel d’établir comme but d’éliminer les hépatites B et C en tant que préoccupations de santé publique. Par conséquent, nous exhortons tous les gouvernements à développer et à mettre en œuvre des plans et programmes nationaux financés et complets, en partenariat avec tous les dépositaires d’enjeux et conformément à la Résolution 67.6 de l’Assemblée mondiale de la Santé; et, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé, à se concerter et à établir des cibles mondiales réalistes mais ambitieuses pour la prévention, le dépistage, le diagnostic, les soins et les traitements.

Nous avons hâte au Sommet mondial sur l’hépatite de 2016 au Brésil!

#JournéeMondialeHépatite de 2015

Publié le 20 juillet 2015 par - Uncategorized

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Le mardi 28 juillet 2015, Action hépatites Canada se joindra à des centaines d’organismes des quatre coins du monde pour souligner la Journée mondiale contre l’hépatite.

En participant à la Journée mondiale contre l’hépatite, vous pouvez contribuer à la sensibilisation à l’importance d’améliorer la réponse aux hépatites virales, au Canada.

Vous pouvez appuyer cette campagne de plusieurs façons, au moyen de vos plateformes de médias sociaux.

Actions principales qui vous sont proposées pour le 28 juillet :

  • Suivez-nous sur Twitter et rediffusez nos messages.
  • Partagez ces illustrations sur toutes vos plateformes de médias sociaux, accompagnées d’un lien à la présente page de notre site Web.
  • Partagez des photos et des vidéos d’activités qui ont lieu dans votre ville à l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite, en utilisant le mot-clic de la campagne : #JournéeMondialeHépatite.
  • Diffusez les messages suivants sur Twitter :

Le Canada souligne aujourd’hui la #JournéeMondialeHépatite avec le monde entier.

Aujourd’hui j’exhorte mon gouvernement à améliorer la réponse aux hépatites virales au Canada.

Je suis solidaire des besoins de soins de santé des 250 000 Canadiens qui ont une #hépatiteC.

Cet organisme est en faveur de l’accès équitable aux soins et traitements pour tous les Canadiens qui ont une #hépatite.

Le temps est venu d’adopter une stratégie nationale pour répondre aux hépatites virales, au Canada.

1 000 décès évitables, chaque année, au Canada : il faut dès maintenant une stratégie nationale #hépatiteC.

National Strategy_FR

 

ACTION HÉPATITES CANADA ACCUEILLE FAVORABLEMENT L’ANNONCE QU’HOLKIRA PAK SERA MAINTENANT REMBOURSÉ EN ONTARIO

Publié le 30 juin 2015 par - Uncategorized

Lundi 29 juin 2015
Aujourd’hui, AbbVie (une société biopharmaceutique d’envergure mondiale) a annoncé qu’HOLKIRA PAK a obtenu une recommandation positive de la part du Comité canadien d’expertise sur les médicaments (CCEM) et que le Programme commun d’évaluation des médicaments (PCEM) a inscrit le traitement pour l’hépatite C sur la liste des médicaments remboursés en Ontario. HOLKIRA PAK est un traitement par voie orale, sans interféron, de courte durée (12 semaines) présentant un taux de guérison de 97 %, destiné aux patients atteints d’une infection chronique par le virus de l’hépatite C (VHC) de génotype 1 (GT1), y compris les patients qui présentent une cirrhose compensée.

L’Ontario emboîte le pas à l’Île-du-Prince-Édouard, les seules provinces au Canada à inclure le traitement HOLKIRA PAK à leur liste provinciale de médicaments remboursés, améliorant ainsi l’accès à ce médicament pour les personnes qui y sont admissibles. Plus tôt cette année, la Colombie-Britannique, l’Ontario, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick et le Yukon avaient annoncé que le médicament HarvoniMC, un traitement pour l’hépatite C par voie orale, fabriqué par Gilead Pharmaceutical, serait remboursé, à la suite de négociations qui ont amené les provinces et le territoire à travailler ensemble par le biais de l’Alliance pancanadienne pharmaceutique pour parvenir à une entente concernant l’abordabilité du nouveau médicament.

« Étant donné qu’au moins 250 000 Canadiens vivent avec l’hépatite C et que les nouveaux médicaments offerts permettent d’atteindre des taux de guérison de plus de 95 %, Action hépatites Canada (AHC) se réjouit que de nombreuses provinces et territoires reconnaissent l’importance d’ajouter ces médicaments vitaux à leur liste des médicaments remboursés », précise Patricia Bacon, présidente d’AHC. « Que les patients puissent se procurer ces médicaments est une première étape vers une communauté canadienne plus en santé au sein de laquelle les personnes vivant avec l’hépatite C peuvent accéder aux soins dont elles ont besoin et au remède qu’elles méritent. Nous espérons que davantage de provinces et de territoires suivront la recommandation du CCEM et qu’ils ajouteront ce médicament dans les prochaines semaines. Notre objectif est que, peu importe la province ou le territoire, les patients aient un accès égal au traitement ».

C’est une excellente nouvelle pour les patients de l’Ontario. De nombreux défenseurs de l’hépatite C, notamment Action hépatites Canada, souhaiteraient que ce remède soit accessible à tous les patients atteints d’hépatite C qui veulent entreprendre un traitement, peu importe le stade de leur fibrose, et nous espérons que l’annonce d’aujourd’hui nous rapprochera de ce but.

Non seulement la décision de financer les traitements des personnes infectées par l’hépatite C est-elle la bonne, car cela permet d’améliorer la qualité de vie des personnes affectées, mais c’est également une décision judicieuse lorsque l’on compare les coûts associés au traitement précoce et la forte probabilité de guérison aux dépenses associées aux soins d’un patient vivant toute sa vie avec le virus non traité de l’hépatite C. En 2013, des spécialistes du foie ont déclaré dans le Journal de l’Association médicale canadienne que le meilleur moment pour être diagnostiqué et soigné était avant que la personne ne présente des symptômes, ce qui entraînerait une diminution considérable de la morbidité et de la mortalité liées au VHC ainsi qu’une diminution en termes d’impact économique.

Les protocoles de traitement pour l’hépatite C incluaient auparavant la prise d’un médicament appelé l’interféron, et ils nécessitaient des injections répétées durant une période pouvant aller jusqu’à 48 semaines. Plusieurs personnes présentaient des effets secondaires graves, faisant en sorte que les taux de guérison étaient de moins de 60 %. De nouveaux médicaments offrant des taux de guérison de 94 à 99 %, moins d’effets secondaires et une durée de traitement d’aussi peu que huit semaines ont été approuvés par Santé Canada en 2014, mais les coûts y étant associés maintenaient le traitement hors de portée pour la plupart.

Au sujet d’Action hépatites Canada – Action Hepatitis Canada/Action hépatites Canada est une coalition nationale d’organismes qui tente d’apporter des réponses aux hépatites B et C. Notre travail implique l’engagement du gouvernement, des décideurs de politiques, et de la société civile à travers tout le Canada afin de promouvoir la prévention des hépatites B et C, d’améliorer l’accès aux soins et au traitement, de développer les connaissances et l’innovation, de faire de la sensibilisation en matière de santé publique, de renforcer les compétences des professionnels de la santé, et de soutenir les groupes et les initiatives communautaires.


 

Personne-ressource à AHC :
Jennifer van Gennip à jvangennip@actionhep.ca

Rencontres fructueuses d’AHC avec des députés à Ottawa

Publié le 22 mai 2015 par - Uncategorized

Patricia, Daryl, et la députée Alice Wong.

Patricia, Daryl, et la députée Alice Wong.

Patricia, Daryl, et la députée Carol Hughes

Patricia, Daryl, et la députée Carol Hughes

Patricia, Daryl, et la députée Irene Mathyssen.

Patricia, Daryl, et la députée Irene Mathyssen.

Les 11 et 12 mai, la présidente d’AHC (Patricia Bacon) et un membre de son comité exécutif (Daryl Luster) ont participé à un caucus du Comité sur la recherche en santé de Recherche Canada, à Ottawa, qui a offert une occasion de réseauter avec des députés, au sujet de l’hépatite C, et de présenter la Déclaration de Toronto.
Nous avons également été en mesure de rencontrer plusieurs députés et avons reçu un bon accueil de :
la députée Alice Wong, ministre d’État (Aînés)
la députée Carolyn Bennett, porte-parole du Parti libéral en matière d’affaires autochtones
la députée Carol Hughes, porte-parole du NPD en matière de santé autochtone
la députée Irene Mathyssen, porte-parole du NPD en matière d’aînés
la députée Niki Ashton, porte-parole du NPD en matière d’affaires autochtones
Mme Trina Morissette, directrice des relations avec les intervenants au cabinet de la ministre Ambrose

Patricia et Daryl ont partagé des informations sur Action hépatites Canada et sur l’hépatite C, et ont abordé les principales lacunes des politiques sur la prévention, le diagnostic et le traitement.
Nous espérons tirer parti de l’élan généré par cette visite à Ottawa pour aider nos organismes membres à interpeler leurs députés locaux, à l’approche de la Journée mondiale contre l’hépatite (le 28 juillet) et de la prochaine élection fédérale.
AHC remercie AbbVie, dont la subvention au transport a rendu ce voyage possible.

AHC embauche!

Publié le 22 mai 2015 par - Uncategorized

Action hépatites Canada est à la recherche d’un chercheur/rédacteur en matière de politiques pour effectuer la recherche, le développement et la rédaction d’exposés de positions sur divers enjeux clés liés aux hépatites virales. L’échéance pour postuler est le 29 mai. Policy Researcher Job Description